BRETAGNE

Les marées

A la base des marées, le Soleil et la Lune qui agissent sur le Terre :

Un rythme diurne : 2 fois par jour, la mer monte et descend,  alternant ainsi Pleines Mers (PM) et Basses Mers (BM). La Lune génère 2 forces opposées déformant la surface des océans. Parce que la Terre tourne sur elle-même en 24 heures, un point de la Terre connaît successivement une PM, une BM, une PM, une BM.

Parce que la Lune se déplace dans le ciel d’environ 13° par jour, il en résulte un décalage quotidien dans l’heure des marées d’environ 50mn.

Un rythme mensuel : Le Soleil  module l’importance de la marée au fil des phases de la Lune. Ce sont les marées de Vive Eau  en Nouvelle et en Pleine Lune (Coefficient > 70) alternant chaque semaine avec les marées de Morte Eau en Premier et en Dernier Quartier (coefficient < 70).

Nouvelle et Pleine Lune : les actions du Soleil et de la Lune s’additionnent = marées de Vive Eau

Premier et Dernier Quartier : les actions du Soleil et de la Lune se contrarient = marées de Morte Eau

Un rythme semestriel : Au voisinage du printemps et de l’automne (lorsque le Soleil passe dans le plan de l’équateur), les marées sont plus importantes. Ce sont les marées d’équinoxe qui tous les 4 ans présentent des coefficients maxima (> 116).

Une réponse géographique :

La répartition des continents, le dessin du trait de côte et la profondeur des océans sont autant de facteurs renforçant ou diminuant l’amplitude des marées.

Parce que la Manche est peu profonde (moins de 150m), et parce que le Cotentin  fait un obstacle à la progression de l’onde des marées, les marées de Bretagne Nord sont parmi les plus fortes du monde.

A Trébeurden, le marnage (dénivellation entre la Pleine Mer et la Basse Mer) atteint 10m en très grande marée, libérant un vaste estran (espace découvert à marée basse), d’autant plus vaste que la côte est abritée (Toéno par exemple).