Eglise Notre-Dame-de-la-Merci

Site et monument historiques, Chapelle, Classé ou inscrit (CNMHS) à Trémel
  • L’église de Trémel est dédiée à Notre-Dame, patronne de l’Ordre des Mercédaires, encore appelé Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci. Cet ordre a été fondé en 1218 par Pierre Nolasque pour racheter les chrétiens captifs des pirates maures. C’est pour rappeler cette mission humanitaire que Notre-Dame est représentée dans les vitraux de la maîtresse-vitre tenant la chaîne des captifs.

    La chapelle est issue du style novateur de l'architecte Philippe Beaumanoir comme en témoignent le clocher-mur et...
    L’église de Trémel est dédiée à Notre-Dame, patronne de l’Ordre des Mercédaires, encore appelé Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci. Cet ordre a été fondé en 1218 par Pierre Nolasque pour racheter les chrétiens captifs des pirates maures. C’est pour rappeler cette mission humanitaire que Notre-Dame est représentée dans les vitraux de la maîtresse-vitre tenant la chaîne des captifs.

    La chapelle est issue du style novateur de l'architecte Philippe Beaumanoir comme en témoignent le clocher-mur et l'abside à noues multiples, caractéristiques de ce style.

    En forme de croix latine, l’église de Trémel a été construite à la fin du 15e siècle ou au début du 16e sous la maitrise d’ouvrage du conseil de fabrique réunissant notables, marchands, membres influents du clergé et de la noblesse. L’église se composait alors d’une nef à cinq travées avec jubé à tribune, tribune et balustre de clôture, d’un chevet polygonal à trois pans, d’une tour-clocher, de quatre chapelles seigneuriales.

    Le maître d’œuvre de l’église de Trémel semble être le dénommé Jean Guillou. Son nom (en caractère gothique) et sa qualité sont connus par sa signature épigraphe accompagné d’un marteau de tailleur de pierre sur deux des piliers octogonaux de la nef qui encadrent la petite chapelle sud.

    A la fin du 17e siècle, une sacristie est aménagée à l’est contre le chevet et le mur oriental de la chapelle de Kermerzit masquant une partie de la verrière orientale.

    Suite à l’effondrement d’un mur en 1875, l’église est restaurée et agrandie par Guillaume Lageat, architecte à Lannion.

    En raison de son intérêt historique et architectural, l’église de Trémel a été classée Monument historique le 12 décembre 1910. A ce titre, l’édifice a pu bénéficier de campagnes de restauration régulière (travaux de couverture, de charpenterie, de rejointement et d’étanchéité). L’autel majeur en granite de l’Ile Grande a été inauguré le 11 novembre 1940 alors que Joseph Le Roy était recteur.

    Incendiée en 1950, restaurée en 1958, l'église de Trémel a de nouveau été ravagée par un incendie le 21 juin 2016 : l’horloge du porche sud s’est arrêtée à 18h16. Avec des températures de l’ordre de 1000 degrés, certaines pierres de taille de granite – désormais rougies - se sont fissurées ou ont éclatées. La charpente et sa voûte en bois ont presque totalement disparu lors de l’incendie. L’église renfermait des objets et meubles qu’il sera impossible de remplacer comme la statuaire et la série de Quatorze stations de chemin de croix de Xavier de Langlais datant de 1935. Seuls ont été conservées les statues du porche sud en bois polychrome figurant les douze apôtres et la statue de Notre-Dame du portail remontant au 16e siècle.

    Après une campagne de restauration en 2021, elle a de nouveau ouvert ses portes à l'occasion des JEP.

    Source : patrimoine.bzh